Réparer une couverture provençale dans les Bouches-du-Rhône

Dans les Bouches-du-Rhône, une toiture lutte moins contre la pluie que contre le vent et la sécheresse. Le mistral s'engouffre sous les rives et déplace des tuiles de couvert que rien ne retient, pendant que les séquences sèches font retirer les mortiers et ouvrir les scellements. Quand la pluie revient, brutale et concentrée sur quelques heures, elle trouve un ouvrage déjà entamé. Un diagnostic utile suit cet enchaînement au lieu de s'arrêter à la tache de plafond, l'eau entrant rarement à l'aplomb de l'endroit où elle se montre.

La tuile canal, un système qui tient par son poids

La couverture provençale repose sur un principe volontairement simple : un rang de courant, posé concavité vers le haut, conduit l'eau, et un rang de couvert, retourné par-dessus, protège le joint entre deux courants. Rien ne retient le couvert sinon sa masse, ce qui explique la facilité avec laquelle une rafale le soulève sur un rampant exposé au nord-ouest. Les pentes traditionnelles sont faibles, souvent comprises entre vingt et trente pour cent, et le NF DTU 40.22 fait varier la pente minimale admissible selon la zone climatique et la situation de la construction, abritée, normale ou exposée. Le recouvrement devient alors l'unique rempart contre les remontées d'eau par capillarité, si bien qu'un pureau allongé de quelques centimètres lors d'une reprise approximative se paie dès l'averse suivante.

La réponse au vent passe par la fixation mécanique des couverts en rive, en égout, en faîtage et sur les rangs périphériques, avec des crochets ou des pinces adaptés au modèle en place. Le scellement au mortier bâtard, chaux et ciment, garde son intérêt en rive et en faîtage à condition de ne pas être trop dosé : plus rigide que la terre cuite qui le porte, il se fissure au premier cycle thermique et laisse l'eau passer derrière un ouvrage qui paraît intact. Les génoises, corniches de tuiles canal maçonnées sur deux ou trois rangs, subissent les mêmes désordres et se reprennent au mortier de chaux en conservant le devers d'origine.

Vieillissement de la terre cuite en climat sec

On imagine volontiers le gel étranger au littoral provençal, alors que l'arrière-pays d'Aix et la vallée de la Durance connaissent chaque hiver des alternances nocturnes suffisantes pour faire éclater une tuile saturée. La terre cuite ancienne, cuite à basse température, garde un réseau capillaire ouvert : elle absorbe l'eau, le gel la dilate, la surface se desquame par écailles avant que l'épaisseur ne se fende. Les poussières minérales portées par le mistral s'accumulent dans les creux de courant, où elles retiennent l'humidité et nourrissent les mousses sur les versants les moins ensoleillés, si bien que le démoussage se conduit au brossage et par traitement, jamais au jet haute pression qui arrache la pellicule de surface. Le remplacement à l'identique suppose de vérifier le module avant commande, quelques millimètres d'écart entre récupération et réédition suffisant à décaler une ligne entière sur un versant.

Zinguerie, solins et points singuliers

Les sinistres se concentrent aux raccords. Une noue reçoit l'eau de deux pans et la resserre sur une largeur réduite : un relevé insuffisant, un recouvrement trop court ou un lit d'aiguilles de pin suffisent à déclencher une infiltration lente qui met des mois à se voir. En ville, les chéneaux encaissés se corrodent par l'intérieur, sous les dépôts, sans aucun signe visible depuis le sol. Le zinc se dilate d'environ deux centièmes de millimètre par mètre et par degré, ce qui impose des longueurs limitées et des agrafes coulissantes, une pièce trop longue soudée à ses deux extrémités finissant par fissurer au droit de la soudure.

Contre un mur ou une souche de cheminée, le solin scellé au mortier reste le point faible du toit puisqu'il unit deux matériaux qui ne bougent pas ensemble. La reprise durable passe par une bande porte-solin engravée dans la maçonnerie et un larmier qui rejette l'eau au-delà du joint. Une soudure à l'étain sur un zinc en fin de vie ne vaut que comme mesure d'attente, et les bandes de rive se contrôlent à chaque passage puisque le vent les attaque en premier.

La charpente et le bois sous la couverture

Un versant creusé au milieu du rampant relève de la structure et non de la couverture : panne sous-dimensionnée, échantignole fendue, pied d'entrait attaqué à son encastrement. Sur une charpente assemblée par tenons, mortaises et chevilles, la reprise se fait par moisage, pose de sabots métalliques ou, pour un about de poutre pris dans le mur, prothèse en résine époxy armée de fibre de verre. La flèche admissible se situe couramment autour du trois-centième de la portée, et le NF DTU 31.1 fixe aussi bien les sections que l'humidité de mise en oeuvre du bois neuf. Les fermettes industrielles des lotissements d'Aubagne ou de Vitrolles ne tolèrent aucune découpe et perdent leur stabilité dès que le contreventement est déposé.

Les champignons n'attaquent le bois qu'au-delà d'environ vingt pour cent d'humidité, seuil que seule une infiltration prolongée fait franchir, et le climat sec limite ici la mérule sans l'exclure des combles fermés. Les insectes à larves xylophages, capricorne des maisons dans les résineux et vrillettes dans les bois anciens, se repèrent aux trous d'envol et à la vermoulure. Le traitement curatif associe bûchage des parties altérées, brossage, injection sous pression par bouchons-clapets espacés d'une trentaine de centimètres et pulvérisation d'un produit certifié. Les Bouches-du-Rhône figurent parmi les départements couverts par un arrêté préfectoral relatif aux zones à risque de termites, ce qui rend l'état parasitaire obligatoire à la vente dans les communes visées.

Ventilation et écran de sous-toiture

Une toiture ne doit jamais être étanche à la vapeur d'eau. La lame d'air ménagée entre l'écran et la couverture évacue l'humidité venue de l'isolant, avec une entrée en égout et une sortie en faîtage par closoir ventilé. Sous tuile canal, cette circulation existe tant que le versant reste ouvert, mais elle disparaît dès que les combles sont aménagés sans continuité, et la condensation se dépose sous les liteaux jusqu'à pourrir le support. Les écrans bitumés posés avant les années deux mille, peu perméables, se remplacent par un écran de haute perméabilité à la vapeur lors de toute réfection étendue.

Du diagnostic au devis

Un devis crédible nomme la cause avant la reprise : chiffrer la repose de vingt couverts sans dire pourquoi ils se sont envolés garantit un retour l'hiver suivant. L'accès pèse lourd dans le total, l'échafaudage ou la nacelle représentant parfois la moitié d'une petite facture, si bien que regrouper les points à traiter en une seule montée fait baisser le coût unitaire. Reste à vérifier que l'attestation d'assurance mentionne nommément la couverture et la charpente parmi les activités garanties, faute de quoi la décennale ne jouera pas.

Budget d'une réparation de toiture

Une réparation localisée se situe entre 150 et 800 euros selon le matériau, la hauteur et l'accès. La fourniture pèse peu au regard de la main-d'oeuvre, une tuile mécanique valant quelques euros et une ardoise naturelle de deux à cinq euros pièce, mais la tuile canal de récupération se paie nettement plus cher. Le traitement curatif d'une charpente se chiffre de 20 à 40 euros du mètre carré traité, un moisage de panne ou une reprise de génoise se devisant à la pièce.

Entreprises de couverture dans les Bouches-du-Rhône

Simonneau Couverture, installée au Mans, intervient en réparation et en pose de toitures ainsi qu'en travaux de zinguerie.

MS Couverture 72, basée au Mans, réalise la rénovation de toiture, le démoussage et le changement de couverture.

Michelet Couverture, établie à Laval, assure des prestations de couverture, de charpente et de démoussage.

Mister Toiture, présente par ses agences de Laval et du Mans, se consacre à la rénovation et à l'entretien des toitures.

Perfect Toiture & Façade, située au Mans, propose des travaux de couverture, de démoussage et d'étanchéité.

Secteurs desservis

Grandes villes des Bouches-du-Rhône :

- Principales communes de la banlieue de Marseille : Aubagne, Vitrolles, Marignane

- Pays d'Aix : Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Miramas

- Autres villes des Bouches-du-Rhône Martigues, Istres, La Ciotat